Maladie de Huntington, quel espoir ?

5 mars 2012

La famille de ma compagne a été brutalement frappée par la maladie de Huntington.Cette situation m’a conduit à m’intéresser dans la mesure de mes moyens à la recherche médicale dans ce domaine. C’est alors que j’ai visionné un documentaire en deux volets intitulé « Le scandale du siècle » expliquant les travaux du docteur André Gernez  (le Volume 2 est également disponible ici ).

Ce Blog a pour but de vous inciter à vous informer sur ce sujet, partager mon indignation et mes réflexions sur la maladie, de rencontrer d’autres personnes préoccupées par le sujet et de proposer des actions visant à ce que ces solutions soit étudiées et utilisées.

Pour résumer, on y explique que ce Docteur, inventeur du concept de cellule-souche, est en mesure de proposer des protocoles préventifs ou curatifs pour de nombreuses pathologies dégénératives (Cancer, Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaque, schizophrénie, autisme….) et que ses travaux ont été systématiquement écartés des programmes officiels de recherche. 

Malheureusement, j’ai eu la confirmation que le Docteur Gernez n’a pas étudié la maladie de Huntington. 

Cependant on découvre dans ce documentaire qu’il parle volontier de LA pathologie dégénérative ( qui regroupe toutes les pathologies dégénératives) avec une solution thérapeutique commune : le tarissement de l’hormone de croissance. (voir le volume II à la onzième minute ou André Gernez lit son discours du 26 Août 1991).  En effet dans toutes les pathologies décrites dans le documentaire, ce tarissement permet de prévenir, stopper ou retarder la maladie.  Il y a de grandes chances pour que la préservation du stock de neuroblaste qu’il permet, retarde l’apparition d’une maladie dégénérative quelle qu’elle soit. C’est pourquoi il y a de grandes chances pour que la maladie de Huntington soit concernée aussi.  Aujourd’hui personnes ne le sait, ni moi, ni les neurologues, ni les chercheurs spécialistes de la maladie de Huntington, ni André Gernez lui même, mais moi je veux savoir, ça m’intéresse !

Quelle réaction une personne touchée par une pathologie dégénérative peut-elle avoir lors de la prise de connaissance de ces travaux ? 

Tout d’abord un immense espoir, car emmené dans le fil d’un argumentaire bien construit, avec document visuel à l’appui, on est convaincu que ce qui est dit est vrais, c’est à dire que les solutions aux graves pathologies sont à portée de main.

Ensuite, on est amené à douter de tout cela. En effet: essayez d’expliquer à n’importe qui que la cancer est une pathologie maîtrisée par la science depuis les années 1970, vous vous heurterez à un  scepticisme  si grand que vous regretterez de n’avoir pas pris de note plus précisément avant d’aborder le sujet.  Revisualiser le documentaire, et le compléter par les informations apportées par Jacques Lacaze (notament des parutions scientifiques complètement extérieures et postérieures aux travaux d’André Gernez: cancer et syndrome de Laron et cette étude sur la corrélation entre la taille et la probabilité d’avoir un cancer) entamera certainement votre scepticisme.

Vient alors l’incompréhension, et avec le temps le désespoir. Même plusieurs années après la diffusion du « scandale du siècle », toujours rien dans les journaux. Même l’article dans wikipédia est cruellement incomplet ( les sources ne sont pas assez « officielles »).   Désespoir car si avec l’outil en main, on ne lutte pas contre le cancer, l’Alzheimer et l’athérosclérose qui touchent tout le monde, comment se pourait il qu’on nous sauve de la maladie de Huntington ?.  Donnez votre argent à la recherche, au Téléthon, ça ne servira à rien!!!  la preuve est faite. (voici un lien vers l’extrait ou le Docteur Gernez explique sa solution préventive contre les myopathies qu’il a transmis à l’AFM sans que ces solutions soient exploitées)

L’étape suivante, c’est le choix entre la résignation et la résistance, en un sens comme tous les Européens sont amenés à le faire. La première est insupportable à concevoir quand vos proches sont menacés par cette pieuvre de maladie.  La seconde s’apparente à une montagne à déplacer à main nue, tant le mur de l’incompréhension et de l’indifférence est immense.